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Élimination

La première étape consiste à bien identifier l’espèce, puisqu’il y a des anobidés qui peuvent s’attaquer aux denrées alimentaires sèches (comme la stégobie des pharmacies et le lasioderme du tabac). Lorsqu’on localise le bois affecté, on peut identifier les trous de sortie et vérifier s’il y a des nouveaux trous qui apparaissent quelques mois plus tard. Si c’est le cas, la visite d’un spécialiste en gestion parasitaire est conseillée puisqu’un problème d’anobies peut s’avérer complexe. Sur place, il va pouvoir identifier l’ampleur de la situation et déterminer la meilleure solution possible. Parfois, retirer la pièce de bois atteinte peut être suffisant pour régler le problème.

Cependant, on peut prévenir l’établissement d’une population d’anobies avec des méthodes physiques. L’important est de contrôler l’excès d’humidité dans les endroits à risque (vide sanitaire, grenier, sous-sol, etc.). La réparation des fuites d’eau reliées à la toiture ou à la plomberie, la correction d’un mauvais drainage et l’amélioration de la ventilation sont des mesures efficaces pour réduire les risques d’infiltration de cet insecte.

Actions

  • Éliminer le bois à l’origine de l’infestation (lorsque possible)
  • Appliquer un insecticide autorisé pour cet usage sur la pièce de bois atteinte si l'infestation est mineure

Prévention

  • Garder le taux d’humidité à l’intérieur le plus bas possible
  • Réparer et assécher rapidement les infiltrations d'eau à l'intérieur

Description et développement

Les anobies sont des coléoptères appartenant à la famille des anobidés (Anobiidae ). Il y a au moins 260 espèces qui vivent en Amérique du Nord. Selon l’espèce, la longueur varie de 1 à 9 mm. Le corps est plutôt de forme cylindrique et la coloration varie du brun pâle vers le noir. En vue aérienne la tête de de l’insecte n’est pas visible. En effet, le pronotum (une partie du thorax) est en forme de capuchon et cache la tête.

Quelques espèces s’attaquent aux denrées sèches entreposées. C’est le cas de la stégobie des pharmacies et du lasioderme du tabac. Pour plus d’informations à ce sujet, consultez leur feuillet respectif. D’autres espèces d’anobiidés s’attaquent aux bois. C’est de ceux-ci qu’il sera question dans ce feuillet. Les espèces les plus communes sont la petite vrillette (Anobium punctatum ) et Euvrilletta peltata (aucun nom commun en français).
Après l’accouplement au printemps, les femelles se promènent sur le bois à la recherche de fissures ou autres ouvertures pour y pondre ses œufs. Suite à l’éclosion, la larve creuse des galeries en se nourrissant de bois. L’insecte poursuit son développement si l’humidité du bois se situe entre 13 à 30 %., Après un à trois ans, la larve reviendra près de la surface du bois afin d’y creuser une cavité pour installer sa pupe (cocon). L’adulte émerge de cette « loge nymphale » en créant un trou de sortie d’environ 1,5 à 3 mm de diamètre selon l’espèce. La poudre qu’on voit s’échapper du bois infesté est en fait les excréments de la larve mélangés avec des fragments de bois. Le cycle vital (de l’œuf à l’adulte) des anobidés peut varier de deux à cinq ans dépendant des conditions environnantes.

Habitudes

Les anobies peuvent s’attaquer au bois vivant et au bois mort. Leurs larves peuvent se nourrir du bois de conifères (le bois mou) et le bois de feuillus (le bois dur). Donc, tout type de bois est sujet à l’attaque des anobidés (pièces de bois de la structure, meubles en bois, cadres de portes et fenêtres, etc.). Dans les structures, les anobies s’attaqueront au bois vieux de 10 ans et plus.

Conseils

Il est inutile d’injecter un produit dans les trous visibles puisque ce sont des trous de sortie et qu’il n’y a aucun insecte à l’intérieur. Les adultes sont rarement vus et on réalise que le bois est affecté par la présence des trous de sortie et des résidus « farineux » (excréments de la larve et particule de bois) qui peuvent s’y échapper.

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